Gestion financière en Suisse : les 3 étapes pour passer de "bon salaire" à "riche"
Jan 30, 2026
« Je veux gagner 15'000 CHF par mois pour être confortable financièrement. » Ce genre de message, je le reçois tous les jours. Et je comprends. On pense que plus d'argent résoudra nos problèmes. Sauf que c'est faux. La gestion financière en Suisse ne s'apprend nulle part — et c'est précisément ce qui bloque des milliers de personnes qui gagnent pourtant très bien leur vie. Si vous cherchez à comprendre ce qui bloque vraiment votre situation financière, cet article va vous montrer le chemin concret pour passer d'un bon salaire à une vraie richesse.
Pourquoi bien gagner sa vie ne suffit pas?
Ce train de vie qui augmente en permanence
En Suisse, des milliers de personnes gagnent 8'000, 10'000, parfois 15'000 CHF par mois… et n'ont rien de côté. Le problème n'est pas le salaire. C'est ce qu'on en fait.
J'en suis la preuve. En 2021, je gagnais mieux ma vie que jamais. Et pourtant ? Zéro épargne. J'étais une acheteuse compulsive sans même m'en rendre compte. Dès que quelque chose n'allait pas : bim, un achat sur Zalando. J'ai doublé mon loyer — de 700 à 1'400 CHF. J'ai augmenté mon train de vie. Et à la fin du mois, toujours la même question : mais où part mon argent ?
C'est un schéma classique. Plus on gagne, plus on dépense. Le cerveau se dit : « J'ai travaillé dur, je l'ai mérité. » Et sans s'en rendre compte, on augmente ses charges fixes : un appartement plus grand, une voiture, des abonnements, des sorties. Le salaire monte, le compte en banque reste vide.
"La visibilité précède le contrôle"
Le déclic est venu quand j'ai compris un principe simple : la visibilité précède le contrôle.
Tant que vous ne savez pas où va votre argent, vous ne pouvez pas le maîtriser. Vous vous serrez la ceinture aux mauvais endroits. Vous culpabilisez. Vous stagnez. Et surtout, vous prenez des décisions financières à l'aveugle.
Ce qui compte à cette étape, ce n'est pas de gagner plus. C'est de comprendre comment vous dépensez. Si vous êtes salarié, vos rentrées d'argent sont relativement prévisibles. Le vrai mystère, c'est la sortie.
Étape 1 — Maîtriser sa gestion financière personnelle
Comprendre où part votre argent
La première étape de tout parcours d'enrichissement, c'est la gestion de budget. C'est la base que 90% des gens négligent — ou font mal.
Faire un budget, ce n'est pas juste noter ses dépenses dans un tableau Excel. C'est avoir une vision claire de ses flux financiers : ce qui rentre, ce qui sort, et ce qu'il reste. Sans cette clarté, impossible de prendre des décisions éclairées.
J'ai moi-même mis plusieurs années à maîtriser cette étape. J'ai commencé en 2021 et je dirais que je n'ai vraiment compris les mécanismes qu'en 2023-2024. Ça prend du temps — et c'est normal. L'important, c'est d'être sur la bonne voie.
Pour ceux qui débutent, j'ai créé le programme Coach Ton Budget, qui compte aujourd'hui plus de 1'200 membres. C'est un programme d'éducation financière pensé spécifiquement pour la Suisse, parce que les réalités ici sont différentes d'ailleurs.
Pourquoi les règles de budget classiques ne marchent pas en Suisse
On me pose souvent la question : « Est-ce que les règles de répartition 50/30/20 fonctionnent en Suisse ? »
Ma réponse : pas vraiment.
En Suisse, il y a tellement de disparités selon votre canton, votre ville, votre situation familiale, votre métier. Quelqu'un qui vit seul à Zurich avec un salaire de 6'000 CHF n'a pas du tout le même pouvoir d'achat qu'un couple sans enfants à Sion avec deux revenus de 5'000 CHF.
C'est pour ça que je recommande toujours de partir de votre réalité. Regardez vos propres chiffres. Analysez vos propres dépenses. Les pourcentages théoriques, c'est bien pour commencer à réfléchir. Mais votre budget doit être construit sur mesure.
Étape 2 — L'entrepreneuriat comme accélérateur
Les erreurs de gestion qui plombent les indépendants
Cette étape n'est pas obligatoire. On peut très bien construire un patrimoine en restant salarié. Mais pour ceux qui veulent accélérer — ou qui ont une mission à porter — l'entrepreneuriat peut être un levier puissant.
À condition de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu'en finances personnelles.
Ce que je vois chez les entrepreneurs que j'accompagne :
- Ils ne se versent pas de vrai salaire
- Ils mélangent compte privé et compte entreprise
- Ils n'approvisionnent pas pour leurs charges (impôts, AVS, TVA)
- Ils accusent la saisonnalité alors que c'est un problème de gestion globale
- Ils n'ont aucune visibilité sur leurs marges et leur croissance
En raison individuelle, c'est souvent la foire. Et quand on ne maîtrise pas déjà sa gestion personnelle, ça devient vite un gouffre financier. C'est pour ça que les tendances pour les indépendants en 2026 pointent toutes vers la même direction : plus de structure, plus de pilotage.
Piloter sa boîte : devenir pilote plutôt que passager
Le shift à prendre, c'est de passer de passager à pilote de votre entreprise.
Qu'est-ce qu'il faut pour devenir pilote ? Comprendre le tableau de bord. Savoir lire ses chiffres. Suivre ses KPIs : nombre de prospects, taux de conversion, visibilité, chiffre d'affaires, marge.
Trop d'entrepreneurs subissent leur activité comme ils subissaient leurs finances personnelles. Ils ne s'autorisent pas certaines dépenses, se serrent la ceinture en permanence, parce qu'ils n'ont pas de visibilité sur leur argent.
La solution ? Construire des outils de pilotage adaptés à votre activité. Pas des templates génériques — des fichiers que vous comprenez et que vous pouvez faire évoluer avec votre entreprise.
Étape 3 — Construire son patrimoine
Les différentes formes de patrimoine en Suisse
Une fois que vous maîtrisez votre gestion personnelle (et entrepreneuriale si applicable), vous pouvez passer à la construction de patrimoine.
Un patrimoine, ça peut prendre plusieurs formes :
- L'épargne classique
- Le troisième pilier
- L'investissement en bourse (ETF, actions)
- La détention de sociétés
- L'immobilier
Chaque forme a ses avantages et ses contraintes. En immobilier suisse par exemple, il faut généralement un apport à cinq chiffres pour commencer. En bourse, on peut démarrer avec 50 CHF par mois.
Moi, j'ai commencé avec 50 balles par mois sur un portefeuille d'investissement. J'avais peur de perdre. Peur de manquer. Peur de retourner dans la précarité. Aujourd'hui, j'investis près de 100'000 CHF dans l'immobilier.
Ce n'est pas une question de montant, c'est un réflexe financier
Ce qui a changé entre mes 50 CHF par mois et mes 100'000 CHF d'investissement ? Pas mon salaire. Ma compétence.
C'est ça le message central : quand vous savez gérer 5'000 CHF, vous saurez gérer 50'000 CHF. La compétence est la même — elle évolue juste avec vous.
L'enrichissement n'est pas une question de montant. C'est une question de réflexe financier. De discipline. De clarté. Et ça, ça s'apprend.
Pour atteindre ses objectifs sans motivation, il faut des systèmes. Pas de la volonté. C'est pareil pour les finances.
FAQ — Gestion financière en Suisse
Par où commencer quand on n'a jamais fait de budget ?
Commencez par observer. Pendant un mois, notez toutes vos dépenses sans rien changer. L'objectif n'est pas de vous restreindre immédiatement, mais d'avoir une photo claire de votre situation. Ensuite, identifiez les postes où vous pouvez optimiser — sans vous priver de ce qui compte vraiment pour vous.
Faut-il devenir entrepreneur pour s'enrichir ?
Non. L'entrepreneuriat est un accélérateur possible, mais pas une obligation. Ce qui compte, c'est de maîtriser votre gestion financière et de construire progressivement un patrimoine. Un salarié qui épargne et investit régulièrement peut très bien atteindre la liberté financière.
Combien faut-il pour commencer à investir en Suisse ?
Ça dépend du type d'investissement. Pour la bourse (via des ETF par exemple), vous pouvez commencer avec 50 à 100 CHF par mois. Pour l'immobilier, comptez généralement un apport de 20% minimum du prix du bien, plus les frais de notaire. Le plus important n'est pas le montant de départ, mais la régularité.
Quelle est la différence entre bien gagner sa vie et être riche ?
Bien gagner sa vie, c'est avoir un bon salaire. Être riche, c'est avoir un patrimoine qui travaille pour vous. La différence se joue dans ce que vous faites de votre argent : est-ce qu'il part en dépenses, ou est-ce qu'il construit quelque chose ?
Pour aller plus loin
J'ai décortiqué ces 3 étapes en détail dans le dernier épisode du podcast Coach Ton Budget. Je vous y partage mon parcours personnel, mes erreurs, et la méthode que j'utilise aujourd'hui pour accompagner des centaines de personnes en Suisse.
👉 Écouter l'épisode sur le podcast
Et si vous voulez passer à l'action sur la première étape, découvrez le programme Coach Ton Budget — déjà adopté par plus de 1'200 personnes en Suisse.