Liberté financière suisse : par où commencer ?
Apr 10, 2026Liberté financière en Suisse : la checklist en 5 étapes pour y arriver
La liberté financière en Suisse ne commence pas par un héritage, un capital de départ ou un réseau bien placé. Elle commence par les bonnes questions — posées dans le bon ordre. J'en sais quelque chose : je suis arrivée à Lausanne à 18 ans avec 3 000 francs en poche, sans filet, sans famille derrière moi. Et dans quelques semaines, je signe le plus gros investissement de ma vie : mon premier bien immobilier, acheté via une holding, avec 80 000 francs de fonds propres. Dans cet article, je vous retrace ce chemin — sans filtre — et j'en tire une checklist concrète pour savoir si vous êtes prête, vous aussi, à franchir le pas. Si vous démarrez, commencez par lire ce qui bloque vraiment les indépendantes en matière d'éducation financière en Suisse — c'est le point de départ de tout.
Ce que la liberté financière veut vraiment dire en Suisse
On confond souvent liberté financière et richesse. Ce sont deux choses distinctes. La liberté financière, c'est avoir le choix. Le choix d'arrêter un client qui vous épuise. Le choix de ne pas accepter une mission sous-payée. Le choix d'investir dans un projet qui vous tient à cœur sans regarder votre compte en banque avec angoisse.
En Suisse, ce concept prend une couleur particulière. Le coût de la vie est élevé — Lausanne, Genève, Zurich figurent parmi les villes les plus chères du monde. Les charges sociales pèsent différemment selon votre statut : salarié, indépendant, ou dirigeant d'une sàrl. Et pourtant, la Suisse offre aussi un cadre fiscal et juridique qui peut devenir un véritable levier si vous savez le structurer. Le problème, c'est que personne ne vous apprend à le faire.
Alors voilà ce que j'observe chez les indépendants qui n'avancent pas : ils ont un bon niveau de vie apparent, mais aucune visibilité réelle sur leurs finances. Ils gagnent, mais ils ne gardent rien. Ils travaillent beaucoup, mais ils ne construisent rien. Si ça vous parle, la suite de cet article est pour vous. Et si vous vous demandez pourquoi vous stagnez malgré vos efforts, allez lire les tendances des indépendants en Suisse en 2026 — les chiffres sont parlants.
Étape 1 : se former financièrement (ce que personne ne t'a appris)
J'ai grandi dans une famille précaire. Mon père était restaurateur, ma mère travaillait au black. Personne ne m'a appris ce qu'était un budget, un investissement, un troisième pilier. Et j'ai passé des années à gagner de l'argent sans comprendre ce que j'en faisais.
Ce n'est pas une question de niveau d'études. J'ai un Bachelor en économie d'entreprise. J'ai appris la comptabilité, le M&A, la corporate finance en anglais à l'UNIL. Et pourtant, pendant des années, je n'avais rien en épargne. Parce que la finance personnelle et la finance d'entreprise sont deux disciplines distinctes et l'école suisse n'enseigne ni l'une ni l'autre dans la vie courante.
La première question à se poser est simple : est-ce que j'ai déjà vraiment appris à gérer mon argent ? Si vous hésitez, la réponse est probablement non. Et c'est par là qu'il faut commencer. Pas par la bourse. Pas par l'immobilier. Par comprendre comment votre argent entre, comment il sort, et ce qu'il vous reste vraiment à la fin du mois.
La case à cocher : j'ai une éducation financière de base (ou je suis en train de me la construire)
Étape 2 : savoir exactement ce que tu gardes chaque mois
Il y a eu une période de ma vie où je gagnais très bien ma vie (un poste commercial dans une multinationale, un bon salaire fixe) et où je n'avais strictement rien en épargne à la fin de chaque mois. Pas parce que je dépensais de façon extravagante. Mais parce que je ne regardais pas. Je ne pilotais pas.
C'est l'un des angles morts les plus fréquents que j'observe chez les entrepreneurs que j'accompagne dans CTB. Ils regardent leur chiffre d'affaires. Ils ne regardent pas ce qu'il leur reste après les charges, les cotisations AVS, la TVA, le LPP. En Suisse, la TVA obligatoire dès 100 000 CHF de CA est un choc pour beaucoup d'indépendants qui franchissent ce seuil sans s'y préparer.
Savoir exactement ce que vous gardez chaque mois (en net, après tout) c'est non négociable avant de penser à investir. C'est aussi ce qui vous permet de construire un matelas de trésorerie, condition sine qua non pour prendre des risques calculés. Pour aller plus loin sur la méthode, lisez comment atteindre ses objectifs financiers sans dépendre de la motivation.
La case à cocher : je sais exactement ce que je garde chaque mois.
Étape 3 : construire un revenu stable et prévisible
En 2025, CTB Consulting est passé de 100 000 à 400 000 francs de chiffre d'affaires. Ce n'est pas la partie la plus impressionnante de cette phrase. Ce qui est réellement impressionnant (et ce qui a tout changé pour moi) c'est la stabilité de ce chiffre sur les six derniers mois.
Parce qu'un chiffre d'affaires qui fluctue n'est pas un levier. C'est une source de stress. Et un stress chronique empêche de prendre les bonnes décisions financières. Vous n'investissez pas dans un bien immobilier quand vous ne savez pas si vous allez pouvoir payer vos salaires le mois prochain.
La stabilité d'un revenu chez un indépendant ou un entrepreneur, ça se construit. Ça passe par une offre claire, des tarifs assumés, un système d'acquisition qui tourne sans vous solliciter en permanence. Ce n'est pas spectaculaire, c'est structurel. Et c'est exactement ce qu'on construit dans Objectif Structuration avec les entrepreneurs qui sont prêts à passer cette étape.
La case à cocher : j'ai un revenu stable et prévisible.
Étape 4 : structurer juridiquement pour pouvoir investir
J'ai créé une holding. Ce n'est pas une décision que j'ai prise seule, j'ai été accompagnée par un fiscaliste, ma fiduciaire, et des spécialistes en investissement immobilier. Et c'est précisément le point : la structure juridique n'est pas une case à cocher jour 1. C'est une étape qui n'a de sens que si les trois précédentes sont en place.
Ce que je conseille si vous êtes indépendant encore en phase de démarrage : ne réfléchissez pas à votre structure juridique avant d'avoir un revenu régulier et de savoir exactement ce que vous gardez. Ça ne sert à rien d'optimiser une fiscalité sur des revenus qui n'existent pas encore. En revanche, dès que vous avez cette stabilité, c'est le bon moment de vous faire accompagner par les bonnes personnes. Si vous êtes au stade de la fondation de votre activité, cet article sur l'entrepreneuriat féminin en Suisse vous donnera des repères concrets sur les étapes à prioriser.
La case à cocher : j'ai une structure qui me permet d'investir.
Étape 5 : s'entourer des bonnes personnes
Si vous êtes du genre à vouloir tout faire seul·e, on ne va pas pouvoir aller très loin ensemble. Ce n'est pas une critique, c'est une réalité que j'ai moi-même dû accepter.
Pour mon investissement immobilier, j'ai travaillé avec Édouard Clerc d'Inved, un spécialiste de l'investissement immobilier en Suisse qui a développé un logiciel d'analyse propriétaire. Ce n'est pas parce que je ne comprenais pas les chiffres, c'est parce qu'il m'a permis d'aller dix fois plus vite, avec dix fois moins d'erreurs. Le coût d'opportunité de faire seul est souvent bien plus élevé que le coût d'un accompagnement.
C'est d'ailleurs la philosophie de CTB depuis le début : vous donner les bonnes personnes, les bons outils, le bon cadre, pour que vous puissiez avancer à la vitesse à laquelle vous devez avancer. Pas celle que vous attendez. Celle que vous méritez.
La case à cocher : j'ai les bonnes personnes autour de moi.
FAQ : vos questions sur la liberté financière en Suisse
Peut-on vraiment atteindre la liberté financière en Suisse quand on part de rien ?
Oui. Je suis l'exemple vivant que c'est possible. Pas en un claquement de doigts, en construisant par étapes, avec de la méthode et les bonnes personnes. La Suisse offre un cadre juridique et fiscal favorable si vous savez l'utiliser. La clé, c'est de commencer par l'éducation financière, pas par l'investissement.
Faut-il créer une sàrl ou une holding pour investir en Suisse ?
Ça dépend de votre situation, de vos objectifs et de votre niveau d'activité. Une holding n'a de sens que si vous avez plusieurs entreprises ou projets à gérer. Pour la plupart des indépendants qui démarrent, une sàrl suffit dans un premier temps. Faites-vous accompagner par un fiscaliste avant de prendre cette décision.
Combien faut-il gagner pour commencer à investir en Suisse ?
La question n'est pas combien vous gagnez — c'est combien vous gardez. J'investissais 50 francs par mois en bourse avec un bon salaire et j'avais zéro résultat. Le premier levier, c'est de comprendre vos flux, pas d'augmenter votre chiffre d'affaires. Une fois que vous savez ce que vous gardez, vous pouvez construire une stratégie d'investissement adaptée.
Quel est le rôle d'un troisième pilier dans une stratégie de liberté financière en Suisse ?
Le troisième pilier (3a) est un outil fiscal puissant en Suisse — les cotisations sont déductibles des impôts, ce qui représente une économie réelle selon votre canton. Il ne remplace pas une stratégie d'investissement, mais il en fait partie. Je recommande de l'ouvrir dès que vous avez une activité stable, idéalement chez un acteur comme VIAC pour les options d'investissement en actions.
Vous venez de lire la checklist complète que j'ai suivie pour passer de 3 000 francs en poche à mon premier bien immobilier en Suisse. Si vous voulez aller plus loin — et comprendre concrètement comment j'ai structuré tout ça — écoutez l'épisode de podcast complet sur Coach Ton Budget ou regardez la vidéo sur YouTube.