Atteindre ses objectifs : la méthode des 5 rouages
Jul 31, 2026
Objectifs & méthode · Mis à jour en juillet 2026
Atteindre ses objectifs : la méthode des 5 rouages
Atteindre ses objectifs, ce n'est pas réservé à celles et ceux qui ont un mental d'acier depuis toujours. C'est le message d'un épisode plus personnel du podcast Coach Ton Budget & Business, où Janice Kerschbaumer, fondatrice de CTB, ouvre l'envers du décor de sa réussite. Derrière l'image de la machine qui enchaîne les projets, il y a une méthode, des années d'échecs et une mécanique en cinq rouages que tout le monde peut s'approprier. Si c'est plutôt le manque d'élan qui te bloque, on a traité ça à part dans notre article sur comment atteindre ses objectifs sans motivation.
L'idée n'est pas de devenir Janice. C'est de comprendre les mécanismes qui font qu'un objectif se réalise, puis de les adapter à ta propre typologie. On passe les cinq en revue.
Pourquoi la plupart des objectifs ne sont jamais atteints ?
Parce qu'ils restent flous. Un objectif énoncé en mode « un jour, peut-être » n'engage rien. Le cerveau n'a aucune cible à viser, alors il ne se met pas en route. À cela s'ajoute une croyance tenace, surtout en Suisse romande où l'on n'aime pas trop se mettre en avant, celle de ne pas mériter mieux que sa situation actuelle.
Le paradoxe suisse est réel. Le salaire médian dépasse 7'000 CHF bruts par mois selon l'Office fédéral de la statistique, un niveau confortable en comparaison internationale, et pourtant beaucoup ont le sentiment de plafonner sans comprendre pourquoi. Le problème n'est presque jamais le talent. C'est l'absence de méthode. Les cinq rouages qui suivent la remplacent.
Rouage 1 : nommer ce qu'on veut au lieu de le souhaiter
La première étape n'est pas d'agir, c'est de nommer. Souhaiter, c'est laisser la porte ouverte à l'échec sans y croire vraiment. Nommer, c'est poser une cible nette : ce chiffre d'affaires, ce poste, cette rémunération, cet appartement. Une fois la cible dite à voix haute, le cerveau se réorganise pour aller la chercher.
Un objectif précis autorise aussi le pivot. On vise la lune, on atterrit parfois dans les étoiles, et ce point d'arrivée décalé fait souvent très bien l'affaire. C'est toute la beauté du pivot en entrepreneuriat : on ne finit pas toujours là où on visait, mais on a avancé, ce qui n'arrive jamais quand la cible reste vague.
Rouage 2 : supprimer le délai entre l'idée et l'action
Chez les personnes qui atteignent leurs objectifs, l'intervalle entre l'idée et le premier geste est quasi nul. Pas de rumination de trois semaines, pas de recherche du moment parfait. Dès que la direction est claire, le mouvement commence.
Attention, agir vite ne veut pas dire agir sur tout. Un entrepreneur a mille idées par semaine et vingt-quatre heures par jour comme tout le monde. Le vrai travail consiste à filtrer : garder les deux ou trois chantiers qui comptent, écarter le reste sans culpabilité. La rapidité d'exécution sur l'essentiel, pas la dispersion sur l'accessoire.
Rouage 3 : tenir le tunnel quand c'est long
Les réseaux sociaux ont effacé le chemin. On voit des gens réussir vite, alors on croit qu'il n'existe pas de trajet entre le point de départ et l'arrivée. Il en existe un, et il ressemble parfois à un tunnel très sombre entre le moment où l'on entre et celui où l'on sort.
Tenir le tunnel, c'est accepter trois choses inconfortables : être mauvais au début, mettre du temps, fournir de l'effort. Refuser l'une des trois, c'est se retirer toute prise sur ses propres résultats. Concrètement, le chiffre d'affaires rêvé en 2024 a mis environ dix-huit mois à devenir réel pour CTB, après une série de projets qui n'avaient rien donné. La différence entre « ça ne marche pas » et « ça ne marche pas encore » est un vrai trait de caractère d'entrepreneur, et il s'entretient.
Rouage 4 : viser des escaliers, pas une montagne
Face à une montagne, on se décourage. Face à un escalier, on monte une marche. La nuance change tout. Chaque palier atteint prépare le suivant : se lancer comme indépendant a rendu possible un premier investissement, qui rend possible le suivant, et ainsi de suite.
Célébrer chaque marche n'est pas un détail. C'est le carburant qui permet de tenir le tunnel du rouage précédent. Une victoire d'équipe, un contrat signé, un objectif perso bouclé. Marquer le coup, même modestement, entretient l'élan. Le revers de cette énergie, c'est la difficulté à s'arrêter, ce qui nous amène au dernier rouage.
Rouage 5 : construire soi-même sa sécurité
Le moteur le plus profond n'est pas l'ambition, c'est la sécurité. Quand on a appris tôt que compter sur les autres était risqué, on se fabrique une règle intérieure : ma sécurité, c'est moi qui la construis. Cette hyper-indépendance rend increvable, mais elle a un coût, et la reconnaître fait partie du travail.
En Suisse, cette sécurité a des supports concrets. Une réserve de trésorerie, un 3e pilier 3a alimenté régulièrement, une gestion de budget qui donne de la visibilité plutôt que de l'angoisse. Comprendre ce qui bloque vraiment est souvent la première marche : on en parle dans notre article sur l'éducation financière en Suisse. La sécurité intérieure et la sécurité financière se construisent en parallèle.
Faut-il être une « machine » pour réussir ?
Non, et c'est le piège à éviter. Copier une personne qui n'a pas ta typologie ne fonctionne pas. Derrière chaque entrepreneur très ambitieux, il y a un parcours particulier, des traits de caractère, parfois une blessure. Ces cinq rouages décrivent une mécanique, pas une personnalité à imiter.
La bonne posture est simple : prendre ce qui t'inspire, laisser le reste, choisir ta voie et avancer à ton rythme. Remettre de la réalité dans ses objectifs, plutôt que viser des sommets irréels qui dispersent et démotivent, fait partie de la méthode autant que l'ambition.
Écoute l'épisode complet
Janice raconte les cinq rouages en détail, la Rolex qui a lancé l'épisode, et d'où vient vraiment ce moteur.
Écouter le podcastFAQ · Atteindre ses objectifs
Combien de temps faut-il pour atteindre un objectif ?
Il n'y a pas de délai standard. Un objectif ambitieux demande souvent bien plus de temps que prévu : pour CTB, un cap de chiffre d'affaires a mis environ dix-huit mois à se concrétiser. L'erreur classique est de sous-estimer la durée, puis d'abandonner au moment où les résultats allaient arriver.
Comment rester motivé sur la durée ?
En découpant l'objectif en paliers et en célébrant chaque marche franchie. La motivation ne se maintient pas à coups de volonté, mais grâce à des petites victoires régulières qui entretiennent l'élan pendant les phases longues et ingrates.
Comment fixer un objectif réaliste ?
En nommant une cible précise, puis en la confrontant à tes ressources réelles de temps, d'argent et d'énergie. Un objectif trop élevé disperse et démotive. Mieux vaut un cap atteignable qui déclenche l'action qu'un rêve démesuré qui paralyse.
Faut-il de la discipline ou de la méthode ?
Les deux, mais la méthode passe d'abord. La discipline sans direction claire s'épuise vite. Les cinq rouages fournissent la structure : nommer, agir, tenir, avancer par paliers et sécuriser. La discipline vient ensuite alimenter cette mécanique.
Tu structures ton activité en Suisse ?
CTB accompagne les indépendants romands qui veulent un business qui tourne, avec une méthode adaptée au contexte suisse, pas un framework américain copié-collé.
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